Bonjour,
Je me réjouis de l’intérêt qu’a suscité mon billet relatif au conseil municipal du 31 janvier et je me réjouis encore plus de lire les commentaires de Glaise et de Mégevandecoeur que je retrouve sur cet espace de débat avec beaucoup de plaisir. Qu’il me soit également permis de répondre à Hermance en affirmant que oui, ce blog est et doit rester un espace d’échanges démocratiques, promoteur et respectueux des points de vue de chacun.

A Glaise tout d’abord, je voudrais redire que je ne nourris pas de grief personnel envers Mme le Maire. En effet, comme je j’ai déjà par ailleurs régulièrement rappelé, ma priorité reste Megève. C’est donc sur le terrain de l’action pour l’intérêt communal que j’entends juger et être jugé de mes désapprobations ou mes soutiens !

D’ailleurs, le commentaire de Megevandecoeur (que je soupçonne d’avoir une profonde et objective connaissance des dossiers importants pour Megève) à votre réaction Glaise suffit à lui-même et, pour ne rien vous cacher, je m’attendais à une remarque moins décevante de votre part car vos autres commentaires sont habituellement frappés d’intelligence (j’y reviendrai plus loin) !

Ne vous en déplaise, je ne suis ni maoïste, ni castriste ; Je revendique en revanche une position politique de centre droit, proche des idéaux défendus par Jean-Louis Borloo. Voilà qui vous permettra de me critiquer sinon « objectivement » du moins « politiquement »…

Puisqu’il m’est donné l’occasion de vous répondre directement Glaise, j’aimerais revenir sur un commentaire que vous aviez laissé sur feu « Megèveblog » en réaction à ma démission du conseil municipal. Si mes souvenirs sont exacts, vous conseilliez à l’époque de se pencher sur mon passé. Je vais donc épargner aux lecteurs de ce site de fastidieuses recherches et je l’espère, réviser votre premier jugement en rappelant que :

  • J’ai repris avec mon frère une affaire familiale de commerce d’épicerie en gros, affaire que nous avons géré pendant plus de 20 ans avant de la céder il y a déjà 8 ans ;
  • Loin de me satisfaire d’une existence oisive, j’ai créé une activité de consultant en logistique ou de négoce de véhicules de collections en partenariat avec un restaurateur très connu. Ces deux activités constituent aujourd’hui l’essentiel de mon activité professionnelle.
  • Jusqu’en mars 2008, je n’avais aucune ambition politique personnelle et je n’avais jamais sollicité une quelconque place ; d’ailleurs c’est l’actuel maire de Megève qui m’avait invité à l’époque à rejoindre sa liste sur les recommandations d’un de ses colistiers, ce que j’ai fait et je le réaffirme très clairement non pas par ambition personnelle mais par goût pour les nouveaux challenges et le désir de servir les intérêts d’une commune qui est mienne.
  • Pendant les 18 mois de mon mandat d’adjoint, je me suis totalement investi dans les missions municipales qui m’ont été confiées, en faisant toujours le distingo entre ma vision managériale de chef d’entreprise et la politique menée par l’équipe en place mais toujours en mettant l’humain au cœur des défis.
  • Je me tiens à la disposition de quiconque voudra évoquer mon passé et mon action au sein de la municipalité, en toute transparence et en toute confiance…


Pour en revenir au « fond » des interventions de Glaise, Mégevandecoeur et de touts autres intervenants, l’actualité et la météo nous conduisent effectivement à nous interroger et à poser les bases d’un débat que j’aimerais aussi large que possible, portant sur l’attractivité de Megève dans le ski ou au-delà du ski. Au risque de me répéter, qu’il me soit permis d’exprimer avant tout un avis de chef d’entreprise : je ne connais pas un seul entrepreneur digne de ce nom qui placerait la majorité de sa rentabilité (le ski) dans un seul client (le skieur) ! Or, qu’observons-nous depuis plusieurs années à Megève ? Une politique touristique monolithique, une économie qui s’enrhume à la moindre alerte météo et une commune qui alterne des états de fièvre et d’apathie profonde.

Dans ce contexte et pour assurer le maintien de l’activité ski, l’extension du domaine skiable entre 1500 et 2000 m a effectivement du bon sens car elle ouvrira de nouvelles perspectives de ski tout en limitant le recours à la neige de culture.

Mais au-delà du ski, il faudra s’interroger sur le développement d’activités ludiques, culturelles ou de loisirs qui garantiront l’attractivité de Megève tout au long de l’année où lorsque la neige vient à manquer. Contrairement à Glaise, je ne suis pas convaincu que ces activités soient en nombre suffisant ni judicieusement réparties dans l’année. J’ai d’ailleurs quelques idées que j’exposerai le moment venu.

Dans tous les cas, l’attractivité et le rayonnement économique ou culturel de Megève doivent nous permettre d’échanger et de débattre aussi largement que possible. C’est pourquoi je rouvrirai très prochainement le forum que j’avais créé en même temps que ce site ; il sera plus convivial et nous permettra d’échanger de manière plus rationnelle.

Bien à vous,
Denis Worms

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Commentaires: 6
  • #1

    une mègevanne de souche (samedi, 19 février 2011 15:22)

    Monsieur Worms, merci pour la clarté de vos explications.
    Heureusement que Mr Glaise n'est pas mègevan de souche car sinon ses propos à votre égard me ferait honte.

  • #2

    Jité (dimanche, 20 février 2011 13:49)

    Les propos de Glaise sont ceux d'une personne elle aussi très attachée à sa commune n'en doutons pas ! Et à ce titre, je les respecte profondément même si je ne partage pas toujours les idées de son auteur. M. Worms, est-il utopique d'imaginer un Megève où l'on n'opposerait plus les Mégevans de coeur à ceux de souche ? Est-il utopique de croire que le mérite ou les compétences pour gérer cette commune ne se mesurent pas au nombre d'ancêtres qui reposent chemin de la Riante Colline ?

  • #3

    Glaise (lundi, 21 février 2011 13:03)

    Ce qui m'intéresse essentiellement, ce n'est pas que vous êtes mégevan de souche ou d'adoption (même si cela peut compter dans le décodage de vos analyses et propositions) c'est la vision que vous avez pour Megève et les perspectives associées sur certains sujets dit critiques.
    J'espère que si vous êtes élu vous ne vous contenterai pas de gérer ou d'administrer la commune (nécessaire mais pas suffisant) mais que vous gouvernerez au sens notamment "gouverner c'est prévoir" ! Quand aux discussions sur le mode de gouvernance, encore une fois tout le mode aspire à la transparence, la délégation .... mais bien souvent à l'usage on revient vite aux vieux principes/réflexes culturels notamment à l'échelon municipal. J'ai mon idée, mais cela mériterait une petite analyse ... sociologique a minima.


    Le raccourcissement de la saison d'été n'est pas un problème purement mégevan (vs autres stations de montagne), en dépit de facteurs purement locaux que vous pointez (disparition de certains événements symbole de lancement de la saison). Cette question mérite une analyse plus approfondie plutôt que s'arrêter à quelques faits bouc-émissaire. Etant un aficionados de Megève hors Hiver, j'ai quand même vu un village étonnamment animé à la Toussaint et aux vacances de printemps (ex-Pâques). C'est vrai qu'en juillet, malgré toutes les activités possibles, c'est très calme par rapport il y a quelques dizaines d'années. J'attends vos propositions avec impatience.

    Cordialement,

    Glaise

    PS : pour "une mégevanne de souche", je ne saisis pas quels sont les propos tenus à votre égard pouvant lui "faire honte"

  • #4

    Denis Worms (lundi, 21 février 2011 18:39)

    Bonsoir Glaise,
    Vous aimez citer Emile de Girardin, l’auteur de la fameuse maxime « Gouverner c’est prévoir ». Je ne suis pas certain que ce député du 19e siècle aurait eu la même posture intellectuelle s’il avait fait de la politique au 21e siècle mais passons…
    Cela dit, je vous rejoins sur une certaine notion de gouvernance et puisque vous aimez les citations, permettez-moi celle-ci, attribuée à Montesquieu : "Quand on veut gouverner les hommes, il ne faut pas les chasser devant soi; il faut les faire suivre". Or comment s’assurer de l’adhésion de tout un groupe sans l’associer à l’ensemble des décisions qui concernent la communauté, sans déléguer aux composantes de ce même groupe, des délégations pleines et entières en fonction de leurs compétences ? J’ai bien plus qu’une intime conviction une absolue certitude qu’à Megève, ce mode de gouvernance est possible voire souhaitable ! Le Code Général des Collectivités Territoriales et différents décrets encadrent d’ailleurs parfaitement cette « gouvernance » et ses modalités d’exercice.
    Pour ce qui est du Megève « hors hiver », mon analyse et les propositions que je ne manquerai pas de formuler le moment venu, ne s’arrêtent pas aux seules périodes de vacances, qu’elles soient d’été ou intermédiaires (printemps, Toussaint). Cette analyse s’appuie tout d’abord sur d’autres stations, pas forcément de montagne mais qui ont su négocier dans les années 90 et 2000, une salutaire diversification de leurs caractères naturels d’attractivité. Je vais prendre un seul exemple : Deauville. Tout le monde connaît cette station de la côte normande, plutôt huppée, exclusivement tournée jusqu’à la fin des années 80 vers les loisirs balnéaires. Les loisirs en question et compte tenu de la situation climatique de Deauville se concentrant sur les seuls mois de juillet et août, soit 2 mois sur 12 ! A l’initiative de Michel d’Ornano, puis de ses successeurs à la mairie, cette station touristique a développé d’autres atouts : tourisme de congrès (construction du Centre International de Deauville – CID), festival international (du cinéma américain), amélioration des infrastructures de desserte (route, rail, aéroportuaire), élevage et entraînement équin…
    Aujourd’hui, l’activité économique de cette commune de 3973 habitants qui compte 70% de résidences secondaires est assurée 10 mois sur 12 ! Je peux vous certifier que les investisseurs (commerçants, hôteliers, restaurateurs, pôles d’investissement, etc.) se bousculent aux portes du service « Economie » de la mairie (et oui, là aussi ils sont très en avance sur Megève). Il est vrai que Deauville n’est pas très éloigné de Paris mais sommes-nous à Megève beaucoup plus éloignés de Lyon ou de Genève ?
    Je pourrais citer à loisir d’autres exemples de communes qui ont su relever les défis d’un nouveau modèle de développement. C’est de ces exemples dont je compte m’inspirer pour que Megève reste une station de ski internationalement reconnue et surtout pour stopper cet engrenage néfaste qui veut aujourd’hui que « seul le ski finance le ski »

  • #5

    MegevandeCoeur (lundi, 21 février 2011 21:38)

    J'ai été très déçu par votre analyse des quelques évènements dont vous faites mention. L'essai BMW n'a rien d'un "barnum" mais est issu d'un partenariat avec Best of The Alps (plus d'info sur ce site http://boxscorenews.com/bmw-enters-partnership-with-famous-winter-sports-destinations-p14143-175.htm ). Je viens de regarder un reportage de Turbo ( http://www.turbo.fr/actualite-automobile/399084-emission-turbo-20-02-2011-suzuki-swift-vs-nissan-micra-seat-ibe-concept-25-ans-xdrive-bmw/ ), c'est une belle promo pour la station que de s'associer à une marque dynamique et sportive. Je trouve ça plus intéressant qu'un évènement réservé à quelques "happy few". Quant au Jumping, quand on voit le nombre de sponsors (et leur qualité !) qui se bousculent au portillon 6 mois avant l'évènement, on peut déjà dire qu'il s'agit là d'un succès.

    Heureusement, vous m'avez rassuré dans votre dernier commentaire. Oui, il y a un potentiel formidable à exploiter de la proximité avec Genève. Cela passe non pas par une simple rénovation du Palais des Sports mais par sa restructuration complète, incluant activités thermales et aquatiques, centre de congrès adapté, hôtels, restaurants, activités ludiques, etc. Cela demande de l'ambition, c'est vrai, mais peut-être que l'avenir de Megève se joue à cet endroit...

  • #6

    Glaise (lundi, 21 février 2011 23:30)

    Même si je suis loin de rêver Megève en Deauville du Mont-Blanc, je vous suis parfaitement sur le potentiel à exploiter. Mais avez-vous un exemple d'un village de montagne station de ski "en activité" 10 mois sur 12 ou tout au moins dans ces eaux là. Ne pas oublier toutefois que Lyon et Genève sont loin de représenter le potentiel de la RP et même de nos voisins à portée de manche !
    La restructuration complète du Palais des Sports, n'est-ce pas un projet à 50 à 100 ME mini ?

    Pour la digression littéraire et politique sur la gouvernance, si j'ai bien compris vous finissez encore sur votre "expulsion" par SGJ. Bon, c'est long à digérer.


Opportuniste, utopiste ou optimiste ?

Bonjour à toutes et à tous,

Par ce nouveau billet et en réponse aux récents commentaires que vous avez bien voulu déposer sur mon site dont au passage, je remercie les 4000 nouveaux visiteurs depuis son ouverture en novembre 2010,  je débute une série d'articles afin que vous puissiez mieux me connaître, apprécier en toute objectivité mes motivations et surtout, partager mes projets pour Megève. Je voudrais avant tout lister les trois principales questions que ne manquent pas de m’adresser directement les Mégevans que je croise quotidiennement dans les rues de notre magnifique village. Ces trois questions sont : suis-je opportuniste, utopiste ou tout simplement optimiste ?

Suis-je opportuniste? Au vu de certains commentaires postés sur ce site, je comprends que vous puissiez vous poser cette question ; je comprends que vous vous interrogiez sur mes motivations. Je répondrais que ma première motivation est une énorme envie de voir Megève prospérer dans une époque difficile, liée à des évolutions climatiques peu favorables à la station de moyenne montagne qui s’est construite depuis bientôt 1 siècle (et sur laquelle nous reposons hélas tous nos modèles économiques) et à toutes les contraintes socioculturelles que suppose cette évolution climatique.

 

Bien sûr, je suis conscient d'être un Mégevan d'adoption et j’ai parfaitement conscience de cristalliser les « clichés » qui y sont associés : la réussite professionnelle (réelle ou supposée), l’aisance financière, l’oisiveté, etc. Ces clichés dans lesquels je ne me reconnais absolument, pas décuplent mon envie d’œuvrer pour une commune qui m’a adopté il y a plus de 20 ans. Je n'ai aucun caractère atavique sur Megève, je ne défends aucun pré carré et surtout pas à coups de fourche. Je suis juste à un âge (j'ai 52 ans) où l'avenir de mes enfants m’est naturellement plus d'actualité que le mien mais aussi à un âge où le temps qui passe n'est pas encore le temps qui reste… Je n'ai aucune autre ambition politique que cette station touristique que d’aucuns considèrent comme un village de moins de 4000 âmes mais qui demeure d’un point de vue administratif et institutionnel, une commune de 40.000 à 80.000 habitants… L’équivalent de la ville d’Annecy !

Suis-je optimiste ? J'ai été adjoint pendant 18 mois avec un engagement de tous les instants. Cet engagement me permet aujourd’hui de mesurer à quel point l’absence d’élu référent a conduit des services communaux à « improviser ». Je sais donc quelles sont les lourdes responsabilités d'un élu local. Je sais aussi que c'est un poste où l'on récolte des coups et comme cela a déjà commencé cela me rend plutôt optimiste sur la perception que les Mégevans peuvent avoir de moi. Jamais je ne gouvernerai Megève. J’entends juste être celui qui saura fédérer une équipe, pour administrer Megève et gérer Megève.

Pour autant suis-je un utopiste? Ce qui me caractérise le mieux, je crois c'est mon pragmatisme. Je suis intimement persuadé que Megève mérite une équipe soudée, représentative et compétente et que c'est cette équipe qui fera le Megève de demain. On ne peut administrer une telle commune seul. C'est une réalité que je pourrais qualifier de mathématique. Apres tout il n'y a que 24 heures dans une journée et l'efficacité doit primer !
Chacun doit connaitre son seuil de compétence et doit donc savoir s'entourer de personnes dont les aptitudes sont reconnues dans des domaines plus pointus.
Est il utopiste de penser que l'on peut prendre des décisions en toute transparence envers ses administrés en les informant et en tenant compte de leurs remarques et de leurs souhaits? Le culte du secret et de l'isolement n'est jamais bon. L'actualité récente ne cesse de nous le prouver jour après jour.
Est il utopiste de penser que l'on peut tous s'assoir autour d'une table afin de chercher toutes les solutions pour que Megève reste et demeure un endroit on l'on prend plaisir à être ? Que l'on soit Mégevan de souche ou de cœur, cela va de la politique agricole a à l'accueil des touristes en passant par le logement, l'offre du village, aux animations, aux événements et la liste est loin d'être exhaustive.
Est il utopiste de penser à l'avenir ? Le réchauffement climatique est aujourd'hui une réalité. Megève est une station de moyenne montagne encore tournée vers le tout ski. (je persiste et je signe). Un maire doit être capable de se projeter vers un avenir à moyen terme et de proposer des solutions alternatives et innovantes.
Est il utopiste de penser retrouver une saison d'été au niveau de ce qu'elle était il y a 10 ans ? Du15 juin au 15 septembre nous sommes passés du 14 juillet au 15 août. C'est une triste constatation rien de plus. Traditionnellement le « Megève Simplon » si cher à mon cœur ouvrait la saison. Megève n'en veut plus, soit ! Mais le « barnum » déployé cet hiver par une célèbre marque automobile allemande « partenaire » de l'office de tourisme avec chalet sur le parking de l'Autogare, banderoles et kakémonos déployés sur le pré de St-Amour, et essais tout terrain à la cote 2000 est il plus recommandable ? Pour un Martelloscope génial au demeurant combien de MAD exilés, de Megève air espace oubliés ou d'occasions manquées (Drouot à Megève avec ses ventes aux enchères par exemple).
Bien sur nous attendons beaucoup du jumping cet été, moi le premier mais avec une date à cheval (sans jeux de mots) sur juillet-août au moment ou la fréquentation est déjà optimale et un cout de 160 000 euros par an pendant 4 ans (contrat oblige) auquel il faut ajouter 50 000 euros à la charge de la commune pour acheter le sable nécessaire et environ 30 000 euros pour le stocker dans des conditions d'hygiène conforme peut-on espérer un retour sur investissement suffisant ? Il appartiendra aux professionnels du tourisme d’en juger.
Est il utopiste de penser que l'on pourra faire un audit de la commune et donner une fois pour toute aux Mégevans l'état financier et la réalité du patrimoine que la commune possède ? Selon une déclaration de Madame le Maire lors d'un conseil passé, je cite: « Cela donne le vertige… »
Je pourrais continuer pendant des heures, tellement Megève me tient à cœur...
Je crois tout simplement que je suis un optimiste parce que je crois en ce que je fais et en ce que je pourrais faire avec des Mégevans motivés.
Je ne manquerai pas de développer tous ces thèmes dans les mois à venir et mon prochain billet sera consacré au Palais des Sports et des Congrès. Et bien sûr, je continuerai de répondre aux questions que vous me poserez.
Amitiés sincères,

Denis Worms.

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Commentaires: 2
  • #1

    Glaise (mardi, 15 février 2011)

    Pour clore le débat qui vous oppose à SGJ, vous ne pouvez pas nier nourrir de profonds griefs à son égard qu'ils soient justifiés ou non. Mon commentaire était justement de vous alerter de l'omniprésence de ces griefs dans vos billets qui arrivent à générer quelques satisfecits parmi les éternels déçus du lendemain.

    J'ai cité Mao &Co non pas pour vous appeler à vous justifier sur votre appartenance politique -vous avez manifestement pris la couleur politique de la majorité des megevans- mais pour vous titiller un peu sur les perspectives que vous souhaitez ouvrir à Megève. SGJ a aussi nourri sa campagne électorale en s'engageant à plus de démocratie ! Peut-être que vous souhaitez lui emboîter le pas !

    Merci pour les précisions sur votre parcours professionnel, manifestement fortune faite, le consultanat laisse bien du temps pour s'engager dans la politique locale dont l'apprentissage dans ces moyennes montagnes nanties est quelque peu douloureux. SGJ n'a pas fait du commerce en gros, elle a manié de gros bourrins bien crotés, manié la fourche, défendu son pré-carré de terre transmis de génération en génération, elle connaît son village par coeur, bref tout un monde vous sépare ... Sans préjuger des compétences des uns et des autres pour gouverner une telle commune, le prisme de l'action municipale ne doit pas être le même.

    Venons en à votre analyse de la situation économique. Votre postulat de votre réflexion est que Megève a une politique monolithique tournée exclusivement vers le ski. Je suis sidéré qu'un ancien Maire-Adjoint, potentiel candidat à la Mairie aux prochaines élections, puisse penser cela. S'il y a bien une grande station de montagne en France qui n'a pas tout misé sur le ski, c'est bien Megève. Comment expliquer sinon que 50% environ des hivernants skient peu ou prou et viennent surtout pour retrouver l'ambiance d'une station village de ski.
    Que dire de la politique développée par Megeve tourisme impulsée par M. Béchet puis A. Duvillard tournée vers la qualité environnementale ....
    Pour l'été, l'automne, et le printemps, il y a eu de significatifs efforts de fait pour attirer la clientèle, notamment la clientèle familiale. Il y a des résultats mais c'est insuffisant pour que ces saisons pèsent réellement dans l'économie locale par rapport à l'hiver.
    Malgré tout, personne ne nie -SGJ en premier- que le baromètre touristique dépend de la neige. Eh oui c'est une sorte de "Core Business" ! En tant qu'ancien patron d'entreprise vous devez en mesurer la signification. C'est pour cela que le domaine skiable mériterait un souffle d'ambition et d'innovation sans risquer de tomber dans le ferraillage tant craint et dénoncé par certains, car aujourd'hui le domaine prête plus à sourire.

    Toutefois, je suis convaincu qu'il faut faire preuve de créativité et je suis curieux de lire vos propositions en matière de diversification.




  • #2

    Jité (vendredi, 18 février 2011 12:59)

    Glaise, on l'a peut-être oublié à Megève mais une commune ne se gouverne pas, elle se gère ! Quant aux 50% de non skieurs, je crains que compte tenu des évolutions climatiques et de la vétusté de certaines de nos installations, cette proportion ne fasse que croître, ce qui posera à terme de gros problèmes financiers pour la commune. Je pense que M. Worms s'inquiète à juste titre de ce risque de perte de recettes directes...


Agora ou huis clos ?

Ce lundi 31 Janvier avait lieu le conseil municipal du mois. Conseil de transition s’il en était, avant le DOB (Débat d’Orientation Budgétaire) et le vote du budget le mois suivant A priori, rien de particulier, sauf…

 

En préambule aux débats, la demi-heure citoyenne, où pour le public il est parfois plus important de poser la question que d’entendre la réponse. D’emblée, le ton était donné, madame le Maire précisant avoir reçu trois questions diverses, posées comme le règlement l’exige, 48 heures au minimum avant le conseil, et dont elle affirma n’avoir pris connaissance que l’après-midi même.


Au vu des questions posées par les conseillers présents, qu’ils soient d’opposition ou de la majorité, on peut raisonnablement se demander s’ils ne découvrent pas les délibérations au moment de s’asseoir autour de la table. Ce qui devait n’être qu’une formalité menée dans un temps raisonnablement court prendra finalement plus de 4 heures.

Le conseil municipal est-il une agora où chacun peut exprimer son opinion et débattre, ou une simple chambre d’enregistrement des volontés de madame le Maire ? Auquel cas, le huis clos pourrait suffire au bonheur du bureau municipal.


Dans le groupe de travail chargé de l’étude de la révision du règlement intérieur, il avait été déclaré par l’adjointe en charge dudit groupe « que le conseil municipal n’est pas un lieu de débat ». Elle reconnaissait lors du conseil le côté malheureux de la formulation de sa phrase, soulignant « que débat il y avait, mais uniquement sur les sujets traités ».


Cette phrase est néanmoins révélatrice du climat qui règne au sein de l’équipe municipale et où ; si débat il y a ; le moins que l’on puisse dire est qu’il est réduit à la portion congrue.

 

J’ai affirmé récemment que j’avais l’impression que la municipalité naviguait à vue. Exemple nous en a encore été donné ce lundi soir, lors de la délibération sur l’octroi de la subvention 2011 à l’EPIC Meg’Acceuil. Une somme allouée pour l’année, en estimant la réalité des besoins. Pourtant, on apprend par la bouche d’une conseillère d’opposition qu’il existe « un bas de laine » à Meg’Acceuil de plusieurs centaines de milliers d’euros, ce que ne dément pas Madame le maire. S’il convient de saluer la gestion rigoureuse de l’EPIC, on peut également penser que lorsqu’une subvention est demandée à la commune, et donc aux contribuables, elle devrait s’accompagner d’un budget prévisionnel concret afin d’utiliser au mieux cette ressource financière. Or voilà, il n’en est rien. Tout au plus avons-nous eu droit à une phrase lapidaire : « Cela servira plus tard !»

 

A au moins deux reprises (lors d’une délibération sur les aides relatives au maintien et à l’encouragement de l’agriculture de montagne et sur la certification de la gestion durable de la forêt communale) nous avons eu l’impression que madame le maire jouait la montre. Se transformant en maitresse d’école, elle interrogeait sans relâche le conseiller délégué Christian Baptendier, ou son adjointe à l’environnement Sabine Forlin.

 

On a pu également entendre les récriminations quelque peu personnelles d’un conseiller qui s’est plaint du bruit en bas de chez lui, ou d’une adjointe qui a vivement regretté le vote de l’élargissement de la route qui passe près de son domicile, ce qui permit à Eliane Jiguet, maire adjointe, de faire remarquer à François Fugier, de l’opposition, que ce n’était pas le débat, et de donner ainsi un véritable sens à sa phrase malheureuse évoquée plus haut.

 

Enfin, harassés, nous arrivâmes aux questions posées par écrit, et notamment celle posée par Pierre Poujade qui souhaitait revenir sur le vote du mois dernier concernant la dissolution des EPIC.

En effet, un mail interne, signé par l’ensemble des employés des EPIC, diffusé sur un blog mégevan, remettait en cause les affirmations de Madame le Maire sur la gestion pour le moins hasardeuse desdits EPIC, qui avait amené le conseil municipal à se prononcer le 20 décembre 2010 en faveur de leur dissolution. Pierre Poujade se demandait alors où était la vérité et souhaitait avoir une réponse claire et précise sur 7 points évoqués par les employés de l’EPIC.

 

Madame le maire se lançât alors dans un numéro d’équilibriste, où elle prouva une fois de plus qu’elle savait parfaitement manier la langue de bois, du bois dont sont faites les forêts communales ! Au terme d’un marathon de plus d’un quart d’heure, elle parvint ainsi à éviter toute réponse à la question posée, l’heure tardive et l’épuisement collectif aidant à faire passer la pilule !

 

Megève est donc administrée d’une main de fer par un petit collectif bien esseulé et complètement déconnecté de la réalité Mégevanne.

 

L’avenir passera sans aucun doute par une refonte plus démocratique de l’administration de notre collectivité.

 

Bien à vous

 

Denis Worms.

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Commentaires: 8
  • #1

    Glaise (mercredi, 02 février 2011 22:33)

    A force de concentrer toutes vos forces à déballer votre fiel contre SGJ et "ses méthodes", on se demande bien ce qu'il vous restera quand il faudra passer à une phase plus constructive.

    De plus vos commentaires s'adressent (pour être compris) essentiellement à ceux qui ont assisté au conseil, l'auditoire est donc assez restreint. Vous avez sans doute /peut-être raison, en tout cas cela permet de mettre en valeur votre style caustique, mais bon ...

    "La refonte plus démocratique de l’administration de notre collectivité" c'est un peu ce qu'on nous sert à chaque fois et même en général c'est une bonne base pour faire pire qu'avant. Regardez les premiers écrits/discours des plus les grands dictateurs (Mao, Castro ....).

    Bref ouvrez nous de vraies perspectives plutôt de vous faire le parfait comptable de tous les poux de la tête de SGJ.

    En attendant vous pourriez prendre le relais de megevandecoeur pour réanimer les débats sur tous les sujets qu'il a lancé avec un si grand succès.

    Très cordialement

  • #2

    Anonyme (mercredi, 02 février 2011 22:57)

    Merci Mr Worms de nous aider à décrypter les méthodes tortueuses de sgj.
    Monsieur Glaise prenez le donc le relais de megevandecoeur vous pourrez à loisir y faire l'éloge de votre protégée.

  • #3

    MegevandeCoeur (jeudi, 03 février 2011 19:52)

    L'amalgame entre les propos de M. Worms et les discours des "grands dictateurs (Mao, Castro,...)" jette le discrédit sur votre commentaire, Glaise ! Votre fanatisme vis-à-vis de Melle Grosset reste pour moi un grand mystère ou alors faites nous un bilan complet des 3 ans de mandature et nous pourrons débattre sur des bases solides !

  • #4

    Glaise (jeudi, 03 février 2011 19:56)

    Je ne dis pas que les décryptages de M. Worms sont inutiles (chacun est libre d'approuver ou non, manifestement cela conforte anonyme dans ses opinions), je dis simplement qu'il peut consacrer son intelligence à d'autres sujets qui intéressent une base plus large de mégevans.

  • #5

    MegevandeCoeur (jeudi, 03 février 2011)

    Effectivement. On pourrait par exemple parler du sujet "chaud" du moment: l'enneigement. On nous annonce un radoucissement les prochains jours, pas de précipitations en vue et la première semaine des vacances de février (celles des parisiens, la plus chargée) pourrait se faire dans des conditions difficiles, dignes de février 90.

    Ma question est simple: qu'est-ce qu'on fait ? Renforcement de la neige de culture ? Renforcement des activités non-ski type Centre Aqualudique ? Ou les deux ? That is the question...

  • #6

    Glaise (jeudi, 03 février 2011 21:07)

    Pour les vacances prochaines, ca risque question timing d'être un peu juste !!!
    Pour moi, je l'ai maintes fois déjà écrit, la solution passe outre par recours à la neige de culture (raisonnablement toutefois) par la création d'un domaine skiable entre 1500m et 2500 m autour de la cote 2000/AIguille Croche/Tête de Poivre sur les versants Megève/Les Contas/Hauteluce, avec une conception de l'aménagement ouverte sur l'été
    Question activité extra ski, il y a déjà largement de quoi,

  • #7

    hermance (vendredi, 04 février 2011 10:19)

    Est-ce que Mr Worms permet que nous utilisions son blog pour donner nos points de vue sur divers sujets ?

  • #8

    P'TITE BABOLE (dimanche, 06 février 2011 17:10)

    Cher Monsieur Worms, félicitations pour votre blog et tous ces précieux renseignements qui nous éclairent "un peu" sur les coulisses des conseils municipaux. Bonne continuation à plus tard..