Question de planification...

Bonjour à toutes et à tous! J'ai reçu il y a peu une question de jité74 à laquelle je n'ai pu répondre directement, le mail revenant inconnu à chaque tentative. Je profite donc de cette chronique pour y répondre et élargir un peu le débat.

Jité me demandait si il n'y avait pas un peu de favoritisme pour Rochebrune au détriment du Jaillet dans le traitement des travaux de voirie. En fait oui et non. Nous avions tentés aux services techniques de suivre une logique de travaux de voirie. Mais notre logique n'est pas celle de Madame le Maire. En commission nous avions choisis de faire la route du Villaret dans un premier temps, puis ensuite celle du Crêt du Midi. En commission et sans explication valable, elle nous a demandé d'inverser, ce qui fut fait.

Pour ce qui est de la route du Jaillet on arrive la dans la règle des 60%. Je m'explique : madame le Maire a toujours prôné une planification des travaux sur 60% du budget voté. Nous avons donc toujours travaillé dans ce sens... Mais la réalité est toute autre. La navigation à vue semble être la seule règle valable. La route du Jaillet avait donc été planifiée sur 4 tronçons et sur 4 ans. Les avantages sont nombreux : meilleurs prix dans l'appel d'offres, meilleure information des riverains, respects des budgets, meilleure répartition des taches, etc..etc. La première tranche a été réalisée en 2009, et la 2e tranche a été inscrite dans les propositions budgétaires que j'avais préparées en vue du budget 2010. Ce budget fut voté sans moi, ayant été démissionné quelques semaines plus tôt. Et là plus de deuxième tranche ! Je rappelle également qu'en en 2009 j'avais demandé 4,5 millions d'euros et obtenu 3,5 millions d'euros. Pour 2010 j'avais proposé 7 millions d'euros et seul 1,3 million a été voté !!!!

De plus j'avais fait chiffrer l'intégralité des besoins en voirie sur l'ensemble des 70KM de la commune et l'on m'avait donné le chiffre ahurissant de 25 millions d'euros. De quoi nous occuper pendant de longues années...

Les exemples sont légions d'une planification voulue par la parole mais très éloignée de la réalité. Si je peux dans le futur être en mesure de travailler à nouveau pour Megève, je ferai en sorte que cette règle soit appliquée et comprise par tous. Mon prochain billet traitera du sujet ô combien épineux des EPIC de la commune et de leur devenir.

A très bientôt donc.

Amitiés sincères,

 

Denis Worms.

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Arbois - Jaillet : la bataille des pentes ?

La loi Montagne et les spécificités liées à l'article 53, ont créé à Megève des iniquités de traitement indemnitaire selon qu'on est  propriétaire d'un terrain sur le massif Rochebrune - Arbois ou au Jaillet. Cette disposition législative permet en effet à l'autorité publique de définir des servitudes liées à l'activité de loisirs en montagne (ski, randonnée, etc.) et d'indemniser les propriétaires des terrains où sont établies ces servitudes. Pour ce qui concerne Megève, les mêmes servitudes existent sur les massifs « Arbois - Rochebrune » et au « Jaillet ».

Or, le processus d'indemnisation diffère en raison même de la nature des organismes gestionnaires du domaine skiable : une SEM majoritairement détenue par la commune sur « Arbois - Rochebrune », un Syndicat intercommunal (SIVU Espace Jaillet) sur l'autre massif. Cette différence de mode de gestion a généré des inégalités dans le montant des indemnités versées aux propriétaires, dans la mesure où elles sont décidées par deux autorités publiques distinctes.

Lors du Conseil municipal du lundi 25 octobre 2010, trois conseillers municipaux (Marie-Christine Ansanay, Laurent Ducruet et Pierre Poujade) ont exprimé leur désaccord avec cette inégalité de traitement et se sont abstenus lors du vote des sommes à reverser à la SEM des Remontés Mécaniques de Megève, en contrepartie des indemnités qu'elle avait déjà avancées. Personnellement, je n'ai pas le sentiment qu'ils ont été soutenus dans leur démarche par le Maire qui a « botté en touche » et a invité ses conseillers « à en débattre en commission ».

Au-delà de l'équité de traitement qui reste une vraie question de forme, se pose une question de fond quant aux modes de gestion du domaine skiable de Megève. Le récent rapport de la Cour régionale des Comptes dont on pourra lire l'intégralité dans le compte rendu du conseil municipal du 28 juillet 2010 publié sur le site Internet de la commune démontre sans qu'il soit nécessaire de lire entre les lignes, que ces modes de gestion ne peuvent pas continuer sans risque majeur pour ces structures. J'aurais aimé à ce propos, connaître une position politique émanant de la présidence de la SEM des Remontées mécaniques de Megève mais que ce soit à la mairie ou au siège de la société d'économie mixte, c'est un « silence radio » peu rassurant qui règne !

Je suis pour ma part convaincu que c'est l'un des enjeux majeurs de la commune si elle veut pérenniser et viabiliser une activité économique essentielle à sa survie. C'est aussi un enjeu qui méritera de créer les conditions d'un dialogue ouvert et constructif avec les communes des Portes du Mont Blanc. C'est enfin un sujet dont il faudra que tous les mégevans débattent ou au moins aient connaissance des enjeux..

 

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Commentaires: 2
  • #1

    Roger BARDELAYE (mercredi, 29 décembre 2010 22:48)

    Bonjour,

    Quel avenir pour les remontées mécaniques de Megève ?

    1. La commune, par le biais d'une S.E.M., en conserve la maîtrise ?

    2. Passer en Régie ?

    3. Rompre la convention de concession et lancer un appel d'offres au risque de voir arriver un mastodonte qui se moquera bien des propriétaires fonciers en leur imposant une Loi défavorable à leurs intérêts ?

    Dans l'attente de vous lire, respectueses salutations.

    Roger BARDELAYE.

  • #2

    prioritemegeve (vendredi, 31 décembre 2010 18:16)

    Bonjour M.Bardelay,
    Votre question c'est un peu quelle est la couleur du cheval blanc d'Henri IV. Un maire ou un futur maire est au service de ses administrés donc le point 3 est à exclure d'office. Conventions oui ; servitudes non. Ensuite je vois mal le point 2 être d'actualité. En effet la commune ne possède qu'un peu plus de 60% de la SEM de Rochebrune,le reste est aux mains d'investisseurs privés et je vois mal la Caisse des Dépôts et Consignations, par exemple, s'assoir sur son investissement sachant que cela ne lui a rien apporté jusqu'à présent en terme de retour. Donc reste le point 1. Mais ce sujet qui me passionne en temps que chef d'entreprise doit se poser sur d'autres plans. Après 18 mois passés au service de la commune je me dois tout d'abord de faire de simples constats. Il y a 2 SEM sur le domaine de Megève. Chacune est gérée de manière différente et en cette période de crise le mieux ne serait-il pas de se mettre autour de la table pour à la fois une égalité de traitement et une vision saine d'avenir?
    Ensuite force est de reconnaitre que plus que jamais l'or blanc porte bien son nom. Tout pour l'hiver et nul ne peux savoir si dans 30 ans les sols seront blancs...ou verts en plein mois de janvier. Donc si on veut éviter la roulette russe mieux vaut envisager toutes les hypothèses et la gestion comptable qui va avec. Ensuite lorsque l'on arrive au pouvoir on prend une situation à l'instant T et si l'on n'est pas responsable des choix passés... On fait avec et si possible on ajuste sa politique quitte à l'infléchir.Pour cela je pense qu'il y a plus de matières grises dans 27 têtes que dans une. Donc pas de cavalier seul dans sa tour d'ivoire.
    La vision que j'ai eu de la SEM de Rochebrune puisque c'est la seule ou j'ai siégé est que lorsque la saison est bonne on équilibre et lorsque la saison est mauvaise on pleure. Dans les 2 cas la capacité de provisionner les investissements à venir est très faible voire nulle. La commune met la main à la poche pour soutenir le bébé. Ce qui explique que Rochefort et Lanchettes(promesse de campagne) est restée lettre morte mais plus grave certains équipements sont vieillissants et devront faire l'objet de remises à niveaux techniques (Rocharbois par exemple).
    j'ai donc un peu étudié le sujet mais le Maire s'appelle Sylviane Grosset-Janin et c'est elle et elle seule qui préside aux destinées de la SEM. Lorsque nous serons en campagne et si d'aventure le courant porteur bien réel à ce jour continue de me pousser en avant je présenterais aux Mégevanes et aux Mégevans le fruit de mes réflexions et mes propositions pour l'avenir. Jusque-là je reste un observateur attentif et votre dévoué.
    Denis Worms


Travaux de peinture aux parkings : un emplâtre sur une jambe de bois ?

Le conseil municipal du lundi 25 octobre 2010 a donné l'occasion à Mme le Maire de fustiger ma prétendue inaction lorsque je présidais la régie des parkings et de féliciter les élus qui avaient engagé des travaux de peinture, notamment à l'entrée du parking de l'office de tourisme. Quelques précisions s'imposent :

  • Depuis des années, les 3 parkings situés au centre de Megève sont dans un fort état de dégradation. A plusieurs égards, ils ne répondent même plus aux conditions minimales de sécurité que l'usager est en droit d'attendre dès lors qu'il y remise son véhicule. C'est le cas notamment des parkings du Casino et de l'Office de Tourisme, qui souffrent d'infiltrations d'eau en raison d'une mauvaise étanchéité de leur structure. Ces infiltrations ont fini par abîmer la peinture dans les parties piétonnes. 
  • Lorsque je présidais la régie des parkings, j'avais parfaitement conscience de cette situation et j'avais demandé, préalablement à tous travaux d'embellissement, que l'étanchéité de la structure soit restaurée. Ce fut le cas pour le parking du Casino et sur mon initiative. Cette restauration n'a en revanche pas été réalisée au parking de l'Office du Tourisme, après mon départ. Aujourd'hui, c'est une solution certes économique dont se félicite la mairie mais inutile et irresponsable ! La peinture neuve ne durera qu'un temps et les infiltrations la dégraderont à nouveau rapidement. De plus, la structure va continuer à se déteriorer. Faudra-t-il attendre un risque de péril et la menace d'une fermeture pure et simple de ce parking pour engager des travaux de sécurisation et de mise en conformité ? 
  • Je précise en outre que lorsque je présidais la régie des parkings, je m'étais toujours refusé à supprimer le poste de veilleur de nuit. D'autres n'ont pas hésité à le faire...

 

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